• 10 juillet 2019

MACROÉCONOMIE ET MARCHÉS – SYNTHÈSE DU MOIS DE JUIN 2019

SYNTHESE DU MOIS DE JUIN

MACROÉCONOMIE ET MARCHÉS – SYNTHÈSE DU MOIS DE JUIN 2019

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Macroéconomie : dans un contexte macro et géopolitique incertain, les banques centrales à la rescousse

La croissance mondiale proche de 3.5% annualisé en PPA a été plus robuste qu’anticipé au 1er trimestre mais la dynamique a du se tasser au 2ème trimestre au regard de la poursuite du ralentissement du secteur manufacturier.

Ajoutons à cela une montée des incertitudes commerciales (Etats-Unis vs. Chine) et la chute des anticipations d’inflation, et les banques centrales ont poursuivi la détente de leur communication.

Aux Etats-Unis, après 3.1% annualisé au T1 en grande partie grâce aux stocks, la croissance devrait marquer le pas au T2 à 1.5% alors que le ralentissement manufacturier mondial pèse sur l’industrie américaine. La Réserve Fédérale a fortement détendu son discours : si elle ne prévoit toujours pas pour l’instant de baisse de taux en 2019, alors que le marché intègre déjà totalement une baisse de 25pb à 2.25% lors du prochain meeting fin juillet), elle anticipe désormais 1 baisse de taux en 2020 (vs. 1 hausse anticipée précédemment).

En Zone euro également la croissance devrait se tasser mais dans une moindre mesure (proche de 1.3% annualisé, ce qui est cohérent avec un PMI composite à 52.1) et la BCE, inquiète du décrochage des anticipations d’inflation (l’inflation 5 ans dans 5 ans est passée sous les 1.2%), a déclaré que tous les outils étaient sur la table (des baisses de taux peuvent être envisagées de même qu’un système de taux différencié et le QE pourrait être réactivé).

Au-delà, le statu quo commercial entre la Chine et les Etats-Unis, même s’il n’est que temporaire, est positif pour la confiance, tandis que la détente des conditions financières mondiales et l’impulsion budgétaire dans de nombreux pays permettent de rester confiants quant à une ré-accélération en séquentiel de la croissance d’ici la fin d’année.

Marchés : l’assouplissement monétaire a soutenu tous les actifs

L’impulsion monétaire a alimenté une poursuite de la baisse des rendements souverains ainsi qu’une progression des marchés actions grâce à un rebond de l’appétit pour le risque.

Aux Etats-Unis, la baisse du rendement à 10 ans du T-Bond a été de 40 pb à 2.01%, soit 70 pb sur le 1er semestre.

En Zone euro, les rendements souverains ont atteint de nouveaux plus bas historiques : l’OAT 10 ans a baissé de – 32 pb à -0.10% et signe sa meilleure performance semestrielle depuis 3 ans tandis que le Bund termine à -0.33%.

Les marchés actions terminent globalement en hausse. Le MSCI monde en dollars progresse de 2.9% sur le trimestre. Cela permet aux S&P 500 et au CAC 40 de se distinguer (respectivement 3.8% et 3.5%). En termes de valorisation, seul le marché américain se situe significativement au-dessus de sa moyenne (+11%), ce qui n’est le cas ni en Europe (-3%) ni dans les pays émergents.

Porté par la chute des taux réels, l’or affiche une hausse de plus de 9% sur le trimestre tandis que le pétrole termine quant à lui en baisse de près de 3% malgré une performance positive en juin.

Achevé de rédiger le 2 juillet 2019