• 4 janvier 2019

Note de synthèse trimestrielle

croissance mondiale

Note de synthèse trimestrielle

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Macroéconomie : le momentum macro ne montre toujours pas de signe évident de rebond

Le momentum n’a pas permis de réduire les craintes entourant la croissance mondiale en fin d’année, le PMI manufacturier mondial est ainsi repartit à la baisse en décembre. La croissance mondiale devrait s’établir à environ 3.5% sur l’ensemble de l’année. En 2019, les risques restent baissiers (ralentissement américain, risque chinois, incertitudes européennes) et la croissance devrait continuer de se modérer graduellement.

Aux Etats-Unis, la croissance devrait passer largement sous les 3% au T4. Au-delà, la résistance des consommateurs (chômage au plus bas et salaires bien orientés) plaide pour un atterrissage en douceur en 2019 (nous excluons une récession à cet horizon) avec une croissance qui ralentirait vers les 2%. Un niveau supérieur au potentiel, ce qui complique la tâche de la Réserve Fédérale.

En Zone euro, la croissance devrait rebondir au T4, mais son ampleur sera limitée (entre 1.5 et 2%) par le ralentissement italien et les mouvements sociaux en France. En 2019, elle va devoir composer avec l’impact du Brexit et les risques de fragmentation politique que font peser les élections européennes. Avec une croissance qui ne dépassera pas 2% et une inflation toujours faible, la BCE devrait adopter un ton plus accommodant.

En Chine, les mesures de soutien adoptées et la trêve de 90 jours dans la guerre commerciale permettent d’envisager un scénario plus favorable, mais la croissance va continuer de ralentir et tendra vers 6%.

Marchés : un 4ème trimestre difficile pour les actifs risqués

Aux Etats-Unis la baisse des rendements a été puissante, -38pb à 2.68% pour le T-Bond à 10 ans, avec la forte réduction des attentes de hausse de taux en 2019 permettant de limiter la hausse à 30pb sur l’année. En Zone euro, l’OAT termine le trimestre en recul limité de 10pb à 0.70%, soit à peine plus que sur l’ensemble de l’année. Le spread italien s’est normalisé suite à l’accord obtenu avec Bruxelles mais reste en hausse de 80pb sur l’année. Le crédit a été chahuté : le segment le moins risqué (IG) s’est tendu de 20pb au T4 et l’aversion pour le risque a pesé sur le HY portant sa hausse sur l’année à 120pb malgré le maintien d’un taux de défaut faible.

Les actions ont fortement corrigé au T4 tandis que la volatilité revenait sur ses plus hauts annuels. Les performances (en monnaie locale) s’échelonnent de -8% pour le MSCI Emergents, à -14% pour le S&P en passant par -12 pour le Stoxx large. Sur l’année, le S&P se distingue avec un recul limité de 6%, mais celui-ci doit s’apprécier au regard de la hausse des BPA réels de 20%, une situation inédite depuis 1945. Cette baisse a conduit une contraction importante des valorisations, le P/E forward 12 mois est ainsi 4% sous sa moyenne aux Etats-Unis et 16% en Europe, et à une hausse de la prime de risque (8% en Europe).

Le pétrole, s’est effondré de 35% sur le trimestre, affecté par le ralentissement économique et les craintes d’une surabondance d’offre, tandis que l’or, bénéficiant de la hausse de l’aversion au risque s’adjuge 8% en 3 mois.

Achevé de rédiger le 2 janvier 2019.