• 21 septembre 2018

2018 : L’envolée du Private Equity français

2018 : L’envolée du Private Equity français

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Alors que l’année 2017 a été considérée comme un grand millésime dans l’histoire de Private Equity français, l’année 2018 s’annonce tout aussi vertueuse, animée par un nombre de transactions toujours croissant et par des multiples de transactions de plus en plus élevés. Ces derniers ont atteint jusqu’à 11x l’EBITDA en 2018 contre seulement 9.5x en 2017, soit une augmentation de 15%.

Au-delà d’un environnement économique français favorable, les fonds d’investissement profitent du regain d’intérêt des investisseurs, à la recherche de nouvelles sources de rentabilité. Incités par les rendements attractifs à long-terme, 43% des investisseurs institutionnels interrogés par Blackrock comptent ainsi augmenter leur allocation en Private Equity dans les mois à venir.

Et pour cause, le marché français bat son record de nombre de méga transactions chaque année : en moyenne 4 à 5 opérations dépassant le milliard d’euros sont réalisées tous les ans. Le premier semestre 2018 en compte déjà 5, annonçant d’ores et déjà la couleur pour la fin d’année.

Ces levées exceptionnelles ont placé la France dans le top 3 européen en nombre de deals sur l’année 2017, attirant les investisseurs nationaux mais également étrangers toujours plus nombreux. On observe ainsi une concentration croissante du marché qui passe principalement par des opérations de croissance externe. Les rapprochements entre sociétés de gestion, comme par exemple Eurazeo et Idinvest, se sont ainsi multipliés au cours des dernières années. Ces fusions permettent aux petits investisseurs français de mutualiser leurs compétences et de rivaliser avec les géants britanniques comme KKR ou Blackstone.

Revers de la médaille, la concurrence s’intensifie fortement et rapidement, propulsant le prix d’acquisition des entreprises à des plafonds historiques. Les sociétés à vendre de bonne qualité et à prix décents se font ainsi de plus en plus rares, déséquilibrant inévitablement la dry-powder des fonds français, c’est-à-dire les fonds engagés par les investisseurs mais non investis.

Dans ce contexte, les investisseurs doivent doubler d’attention et établir des stratégies innovantes pour tirer leur épingle de jeu. Les acteurs du Private Equity développent donc des connaissances de plus en plus fines des sociétés dans lesquelles ils investissent et n’hésitent pas à les étudier 6 mois voire 1 an avant la transaction. Ils passent par des analyses de plus en plus poussées des performances actuelles, des stratégies de croissance interne comme externe, ou encore de transformation digitale.