• 22 mai 2018

Croissance française : retour de la confiance après le ralentissement du 1er trimestre

la croissance française

Croissance française : retour de la confiance après le ralentissement du 1er trimestre

1024 685 Fair/e
Léger recul de la croissance au 1er trimestre

Le 1er trimestre de l’année 2018 affiche une progression du PIB de 0,3% seulement alors que le trimestre précédent avait atteint un pic de 0,7%.

Bien que ce ralentissement ait été anticipé par les experts et malgré la solide conjoncture actuelle, ces chiffres ne parviennent pas à rassurer les particuliers. Pourtant ce schéma de léger recul n’est pas surprenant, au contraire, lorsqu’il fait suite à un excellent trimestre.

Ce tassement s’explique notamment par une réduction des investissements des entreprises et par une demande intérieure atone de la part des ménages au 1er trimestre. Leur consommation n’a en effet progressé que de 0,2%, et ce entièrement grâce aux dépenses en énergie qui a battu des records en raison des très faibles températures de février et mars.

Cette contraction a été provoquée par la hausse de la fiscalité indirecte et de la CSG, mais elle ne devrait pas durer car la baisse de la taxe d’habitation donnera une nouvelle impulsion au pouvoir d’achat des français.

Cette perte de confiance profite tout de même à un secteur : celui de l’immobilier. Au 1er trimestre, les investissements dans la pierre se sont en effet maintenus au même niveau que celui de la fin d’année. Ce rythme reste certes inférieur à celui du 1er semestre 2017 mais reste encore très dynamique. Cela est essentiellement dû à la faiblesse des taux d’intérêt et au besoin des français d’épargner.

Retour de la confiance pour le 2ème trimestre

Concernant les projections pour l’année 2018, le gouvernement, l’Insee et l’OFCE restent confiants et estiment une croissance du PIB entre 1,9% et 2% grâce à un 2ème semestre plus dynamique.

Cependant, les projections pour 2019 connaissent des divergences. Si certains voient une progression de 2%, d’autres restent plus prudents et estiment un léger repli de la croissance en raison des blocages structurels du pays.