• 12 janvier 2018

PERFORMANCES ET ANALYSE DES MARCHÉS 2017 & 2018

croissance économique mondiale

PERFORMANCES ET ANALYSE DES MARCHÉS 2017 & 2018

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Le FMI a revu à la hausse la croissance économique mondiale, ce qui n’était pas arrivé depuis des années. Tour d’horizon de la performance des marchés 2017 et perspectives 2018.

2017, UN MILLÉSIME SATISFAISANT 

L’année 2017 qui vient de s’achever fût riche en événements politiques.

Le FMI a été contraint de revoir à la hausse la croissance économique mondiale, ce qui n’était pas arrivé depuis de nombreuses années.

UN MILLÉSIME SATISFAISANT 

Depuis sa création il y a trente ans, le CAC 40 a progressé deux années sur trois. En 2017, il a terminé en hausse pour la troisième année consécutive (+8.53% en 2015 et +4.86% en 2016). Sa performance a atteint +9.3% en 2017, soit donc plus de 24.3% depuis début 2015.

Pourtant, l’indice est encore éloigné de la zone des 6100 points atteinte mi-2007, alors que la croissance s’accélère et que la confiance des acteurs économiques est de retour.

En 2017, la Bourse de Paris a très bien soutenu la comparaison internationale. Ainsi le Dax (+12.5%) a évolué de la même façon que le CAC, dividendes réinvestis (+12.7%).

L’indice a également largement battu le FTSE 100 (+7.6%).

Il est néanmoins vrai que les avancées boursières ont été plus fortes aux US où le DJ termine l’année à +25.6% et le Nasdaq à +28.7%.

Notons également la hausse non prévue de l’euro face au dollar +14% à 1.20$ (pour rappel parité la plus haute de 1.40$ atteinte en mai 2014).

3 PILIERS

1 – La valorisation des actions a été soutenue, principalement par le maintien de taux d’intérêt sans risque extrêmement bas, du fait de la politique de soutien des Banques Centrales.

Pour exemple, le rendement de l’OAT dix ans français est stable sur un an à 0.68% contre 1% fin 2015.

2 – L’autre facteur de soutien est la bonne santé des entreprises.

Fait rare, les prévisions de bénéfices 2017 pour les sociétés du marché français n’ont pas été revues à la baisse en cours d’année. La hausse du marché a permis une expansion des multiples. Il se paie 15.5 fois les profits 2017 estimés, contre 14.3 fois en début d’année.

C’est supérieur à la moyenne de 15 fois constatée sur la période 2009/2016. Mais sur la base des projections de profits pour 2018, ce ratio retombe à 14.5 fois (notons en comparaison que le marché US est 31% plus cher à 20.4 fois 2017).

À ces niveaux, nous continuerons de scruter de près l’évolution des bénéfices.

3 – Une année des fusions acquisitions particulièrement intense.

Elle a commencé avec l’annonce du rapprochement d’Essilor et Luxottica et du rachat de Zodiac Aerospace par Safran et d’Opel par Peugeot. Elle s’est poursuivie avec l’acquisition de Maersk Oil par Total. Elle s’est terminée en beauté avec l’opération de Thales sur Gemalto et d’Unibail-Rodamco sur Westfield.

TOUR D’HORIZON DE LA PERFORMANCE DES MARCHÉS EN 2017 

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2017, UNE ANNÉE TRÈS POSITIVE POUR FAIR/E 

FAIR/E SURPERFORME LES MARCHÉS EUROPÉENS 

De décembre 2016 à décembre 2017, la meilleure performance enregistrée par Fair/e est de +13.70%.

De janvier à décembre 2017, elle est de +11.95%, avec une exposition moyenne en actions de 39%.

Pour mémoire, les performances des principaux marchés sont :

  • CAC 40 : +9.70%
  • SBF 120 : +11.19%
  • Dow Jones : +25.68%
  • Dax : +12.51%
  • Nikkei 225 : +19.10%

FAIR/E SE DISTINGUE PAR SON APPROCHE INNOVANTE ET RESPONSABLE

Fair/e a été sélectionnée en tant que société innovante par les Associés de CMS Bureau Francis Lefebvre et par HEC. Fair/e rejoint ainsi le FABlaw, dont l’objectif est d’accompagner une promotion de start-up par an.

Fair/e a été retenue par le Global Positive Forum, sous le haut patronage d’Emmanuel Macron. Fair/e est reconnue comme leader dans sa catégorie pour contribuer à l’émergence d’une finance responsable et positive.

 Fair/e figure au classement 2017 des meilleurs family offices européens du magazine Décideurs.

2018, OPTIMISME ET PRUDENCE

UN DÉMARRAGE EN FANFARE

La croissance mondiale, sans inflation, continue de soutenir les différentes places.

Les marchés mondiaux démarrent l’année avec la meilleure première semaine depuis 2013 à Wall Street comme en Europe. Les actions ont franchi à tour de rôle des seuils jugés symboliques : 25000 points pour le DJ, 7000 pour le Nasdaq (+3.38%) et 2600 pour le S&P. Le Nikkei est revenu à des plus hauts depuis 26 ans (+4.17%).

Avec un gain de +3.69% le marché français livre son meilleur début d’année depuis 2013 (nous terminions l’année avec une progression de +22.22%!).

…MAIS CERTAINEMENT LA FIN DU CONTE DE FÉE À MT 

Les premières statistiques sont plutôt encourageantes. En effet, les indices de PMI de décembre publiés pour l’Europe, les Etats-Unis et la Chine montrent que le tempo de la croissance économique mondiale est resté élevé en fin d’année.

Et si les chiffres de l’emploi américain ont pu décevoir vendredi, l’absence d’accélération de la hausse des salaires diminue la pression sur la politique de hausse des taux de la FED. Les marchés se délectent donc de cette croissance retrouvée, sans tensions inflationnistes.

Les espoirs suscités par le plan de réduction d’impôts aux US continuent également de soutenir Wall Street. DT écrivait sur Twitter : « La forte diminution de la réglementation inutile va se poursuivre ». Cette promesse de campagne de président américain profitera aux marchés et particulièrement au secteur bancaire.

Mais attention, les marchés restent chers à ces niveaux et ce bon début d’année est aussi porté par un phénomène de rattrapage en l’absence d’un vrai rallye de fin d’année en Europe (le CAC restait sur deux mois négatifs).

Il reste de plus deux incertitudes sur la zone européenne :

  • La capacité de Thérèse May à réaliser le Brexit sans briser l’économie britannique, ce qui n’est pas gagné.
  • La légitimité d’Angela Merkel à constituer un gouvernement de coalition pour l’Allemagne, principal moteur de l’économie européenne.

En France, 2018 sera une année importante pour le nouveau quinquennat, avec la mise en œuvre des réformes fiscales et sociales significatives comme la Flat TaxE l’IFI.

DES RISQUES BIEN IDENTIFIÉS 

La dette publique continue de croitre, le pétrole a subi une hausse de 60% en six mois et la croissance chinoise pourrait désormais faiblir.

Ces risques économiques sont connus donc maîtrisés, mais les risques politiques semblent s’amonceler un peu partout dans le monde.

En Europe, l’Allemagne n’a pas de gouvernement depuis plusieurs semaines. Des élections législatives déterminantes en mars se dérouleront en Italie. Le Brexit va entrer dans une période de négociations difficiles.

Ajoutons à cela la situation en Corée du Nord. La situation au Moyen Orient reste tendue, les relations entre Xi Jinping et Donald Trump se corsent de plus en plus. L’Amérique Latine va aussi connaître plusieurs élections présidentielles.

Le risque est alors qu’une de ces situations viennent générer une incertitude  sur l’économie d’un pays.

Quel serait le comportement des investisseurs dans ce cas, sur des marchés fortement valorisés ? La recherche de protection.

LA VOLATILITÉ RESTE BASSE

Les différentes analyses des sentiments du marché concluent toutes à une absence de stress de la part des investisseurs.

2018 se situe dans l’exacte lignée de 2017. Les écarts de performance sont très limités, quels que soient les classes d’actifs ou supports.

Pour mesurer cette volatilité, nous suivons l’indice VIX. Lorsque celui-ci est élevé, il traduit le doute des investisseurs.

En 2018, il est au plus bas depuis sa création en 1990. Cela traduit une absence quasiment totale de perception de risque… Excès de confiance ?

Etant donné le niveau du VIX, les intervenants ne semblent pas avoir pris en compte, ne serait-ce que partiellement, une incertitude quelle qu’elle soit.

QUOI FAIRE ?

/ Conserver une allocation dynamique (equity capé à 50/70% selon les sensibilités et les mandats) pour profiter à CT de la tendance de fonds des marchés.

/ Revoir à la baisse le poids de la partie obligataire.

/ Surpondérer le montant des liquidités permettant d’adopter une stratégie opportuniste si le marché affiche une correction.