• 11 juin 2017

Le renouvellement du Family Office, par Private Equity Magazine

Le renouvellement du Family Office, par Private Equity Magazine

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Private Equity Magazine a publié un dossier sur le renouveau dans l’univers des family offices, Fair/e étant en bonne place parmi les ‘family office start-ups’. Nous sommes heureux de partager une synthèse de ce dossier avec vous.

Porté par une nouvelle génération d’entrepreneurs, le métier du family office connaît aujourd’hui une révolution aux antipodes des clichés associés aux grandes fortunes. Il y a une dizaine d’années, la clientèle était majoritairement composée d’entrepreneurs de deuxième ou troisième génération aspirant à vivre de leur patrimoine. Or, aujourd’hui, la croissance des multi-family offices s’appuie de plus en plus sur des entrepreneurs d’une trentaine ou quarantaine d’années, ayant créé leur propre start-up et bâti eux-mêmes leur fortune.

Des family offices plus modernes
Comme par un effet miroir, des family offices eux-mêmes start-ups ont émergé pour aider ces entrepreneurs. Parmi ces family offices nouvelle génération, on trouve le parisien Fair/e, ouvert en septembre 2016, qui bénéficie du réseau du cabinet de family office Intuitae. Le président et fondateur de Fair/e, Julien Magitteri, conseille ainsi une vingtaine de clients dont la moyenne d’âge est 42 ans ; il cible des patrimoines compris entre 3 et 30 millions d’euros. « Au-delà de ce seuil, nous accompagnons nos clients et nos prospects vers les solutions proposées par Intuitae, actionnaire avec lequel nous partageons les mêmes convictions ». Le métier devient moins élitiste, plus ouvert : « Fair/e permet d’accompagner une clientèle plus jeune et d’afficher une vitrine technologique ». L’idée motrice des family offices nouvelle génération est claire : dépoussiérer l’étiquette du family office et proposer un discours novateur centré sur l’indépendance face à des concurrents bancaires ou affiliés à des asset managers.

Des moteurs du private equity
Les family offices sont des contributeurs historiques du private equity, comme le met en lumière l’Afic dans son bilan annuel : le montant levé par les fonds d’investissement (hors fonds retail) en 2016 s’élève à 1,5 milliard d’euros auprès de personnes physiques et de family offices, soit 10% des capitaux levés par le capital investissement l’an dernier – une part comparable à celle des caisses de retraire, des fonds souverains ou des banques. Moins opaque que les hedge funds, le private equity est souvent plus parlant pour des clients généralement entrepreneurs, familiers avec le tissu industriel ou technologique et ayant à cœur de jouer un rôle dans le développement économique.
Dans les family offices modernes, la part de l’investissement est encore plus importante : chez Fair/e, elle est de 20 à 25% et peut atteindre 30% pour les plus exposés. Le private equity et l’immobilier apparaissent comme les deux vecteurs d’un rendement à plus d’un chiffre.

Des deals en direct
Jean-Marie Paluel-Marmont, président de l’Association française du family office (AFFO), souligne ainsi que « les familles se tournent de plus en plus vers l’investissement en non-coté, attirés par les perspectives de rendement et soucieuses de diversifier leurs placements. » Les deals en direct sont particulièrement valorisés par les family offices modernes, qui analysent avec leurs clients entrepreneurs le deal flow naturel auquel ils sont exposés : co-investissement aux côtés de fonds, opportunités dans leurs cercles professionnel et amical. Un avantage majeur est la pérennité de ces investissements, en cohérence avec l’ambition transgénérationelle des family offices. Il est ainsi possible de réaliser des club deals permettant d’accroître la capacité d’investissement – du moment que les intérêts de chacun sont réunis.

Des secteurs connexes
C’est souvent dans des secteurs d’activité connus des entrepreneurs-investisseurs qu’ont lieu les deals. En outre, depuis plusieurs années, les participations majoritaires sont moins recherchées en raison, pour le président de l’AFFO, d’« une meilleure compréhension des différences entre investissement en private equity et rachat d’entreprise. ». Les « pactes d’actionnaires » et la gouvernance intelligente ont également contribué à cette évolution. Quant aux dirigeants d’entreprise, accueillir un entrepreneur à leur capital leur permet d’avoir un regard différent de celui d’un gestionnaire de fonds. Julien Magitteri explique ainsi que « le contact avec l’équipe dirigeante est plus fort et parfois plus sincère » – Fair/e ayant accompagné quatre opérations en direct en capdev small et midcap depuis sa création.

De nouveaux outils de communication
Profitant de la révolution numérique, les family offices modernes ambitionnent de permettre l’accès à un état des lieux du patrimoine partout et en temps réel. S’adaptant aux profils de ses clients, Julien Magitteri a ainsi banni les mails au profit d’une application smartphone fusionnant un espace conversationnel à la Whatsapp avec un serveur sécurisé dédié à l’envoi et l’archivage de documents.

Retrouvez l’intégralité du dossier sur le site de Private Equity Magazine.