• 1 février 2017

Fair/e monte les Marches

Fair/e monte les Marches

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Fair/e et son président étaient présents au salon international du Private Equity (International Private Equity Market) qui s’est tenue du 25 au 27 janvier 2017 à Cannes, notamment dans le cadre des échanges sur l’ entrepreneur & le Private Equity et l’ESG (critère Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance)

 

Les investisseurs et le Private Equity

 

Les offres de Private Equity se sont développées ces dernières années, et ce pour plusieurs raisons. Les marchés et leurs performances ne répondent plus aux attentes des investisseurs. Seuls les classes d’actifs à forte volatilité paraissent pouvoir dégager un rendement attractif, et les investissements sans risque (type fonds euro) voient leurs rendements diminuer d’années en années. Dans ce contexte, il apparaît opportun de se tourner vers une nouvelle classe d’actif, celle du non-côté. Le Private Equity a l’avantage d’être totalement décorellé des marchés, avec une rentabilité due aux performances et au développement de l’entreprise, et non à des éléments exogènes. Les chocs de 2016 ont été assez facilement absorbés par les marchés, mais  comme le dit l’adage, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Par ailleurs, le Private Equity permet de s’investir dans un projet. L’investissement dans des sociétés non-cotées est de plus en parfait accord avec les fluctuations de notre société et du monde de l’entreprise en plein renouvellement, notamment en France avec un vivier de jeunes entreprises particulièrement innovantes et prometteuses. On comprend bien dans ce contexte l’attrait des investisseurs pour cette classe  d’actifs.

Parce que la part des actifs investis dans le private equity par les Investisseurs Institutionnels ne représente que 10 % (notamment par manque d’équipes et de méthodes d’évaluation), il est fondamental d’attirer des fonds étrangers, et notamment les fonds souverains issus des pays émergents. Non seulement parce que ces derniers ont des capitaux, mais parce que leurs marchés recèlent de réservoirs de croissance.

Le nombre de levées de fonds faisant appel à des fonds étrangers a doublé chez les start-up en l’espace de quatre ans. Les fonds les plus actifs sont Index Ventures basé en Suisse (captain, blablacar…) et l’américain Accel Partners (showroom privé, doctolib…). Selon CFNews, le nombre d’investissements réalisés par des fonds étrangers dans les start-up françaises a bondi ces six dernières années. Il est passé de 23 sur la période 2009-2010 à 61 sur 2015-2016.
Autre phénomène marquant: alors qu’il y a quelques années, les fonds étrangers se concentraient surtout sur de grosses opérations et sociétés matures, ils n’hésitent plus aujourd’hui à prendre davantage de risques et à miser sur de jeunes projets, quitte à les financer dès l’amorçage. Ce sont les fonds anglo-saxons qui se montrent les plus actifs en France. Les deux tiers des deals scellés avec des fonds étrangers l’ont été avec des fonds américains (32 %) ou britanniques (35 %) ces deux dernières années. L’Allemagne pèse peu dans ces échanges (9 %), signe d’un capital-risque moins développé outre-Rhin.

 

 

L’ESG, ce critère à l’importance grandissante

 

L’ESG (Environnement, Social, Gouvernance) représente à présent un élément essentiel de la valorisation d’une entreprise. La France se distingue en montrant un fort dynamisme et un engagement en terme d’investissement responsable. Ces 3 critères permettent notamment d’évaluer l’exercice de la responsabilité des entreprises vis-à-vis de l’environnement et de leurs parties prenantes (salariés, partenaires, sous-traitants et clients).

Les investissements responsables dans le secteur du Private Equity représentent désormais une préoccupation mondiale, partagée par tous les acteurs quelle que soit leur taille, leur origine géographique ou leur stratégie d’investissement. La France se positionne comme le premier pays représenté à l’échelle mondiale devant le Royaume-Uni, aussi très actif en matière de Private Equity. Elle se distingue à la fois par le dynamisme de ses sociétés de gestion mais aussi par leur capacité d’innovation sur les questions ESG, notamment à travers la mise en œuvre d’initiatives significatives en matière de valorisation financière des politiques ESG en 2016.

Le sujet est désormais perçu comme un facteur essentiel de business contribuant à l’amélioration de la gestion des risques et à la performance opérationnelle des participations. Cette évolution se confirme avec l’intégration de la dimension ESG dans les processus classiques d’investissement.